ICTUS
George Antheil

Ballet Mécanique

GALLERY

Ballet Mécanique — photo 1
Ballet Mécanique — photo 2
Ballet Mécanique — photo 3

PRESENTATION

George Antheil (1900-1959) : Ballet Mécanique (1924)
for two pianos, percussions, propellers, rings and siren.

ICTUS PREMIERE: Lille Opera (France), 07.12.2012: Ballets Mécaniques (dérive futuriste)

a marathon-programme in different spaces spread allover the opera-house, including works of Edgar Varèse, George Antheil, Luciano Chessa, Kurt Schwitters, a.o., presented by Ictus, Cris de Paris and soloists Michaël Schmid and Fabian Fiorini, as well as performer Luciano Chessa and the Russolo machines. LINK

Other performances (a.o.)

October 2013 with scientist Jean-Paul Van Bendegem

May 2015 with new MIDI machines developed by Stichting Logos

March 2022 in Belgian Trains Central Workshop, Mechelen

* MIDI arrangements inspired by Paul Lehrman's

* Conducted by Georges-Elie Octors

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Video #1

"Ballet mécanique, 1924, Film by Dudley Murphy et Fernand Léger.

Musique de George Antheil, pour 2 pianos, 3 xylophones, 4 grosses caisses, hélices d'avion, sonnettes et sirènes.

Ictus en concert à l'Opéra de Lille, décembre 2012, Georges-Elie Octors (dir.).

Fichiers MIDI files et recommandations de Paul Lehrman, revues by Ictus.

Cette version est une hypothèse. Il n'existe pas de mode de synchronisation "officiel" entre image et musique qui nous soit parvenu.

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BALLET MÉCANIQUE

[texte : 2012]

Ballet Mécanique (1924), dont nous proposons une reconstitution de la version originale (légèrement revue), fut une tentative d'expérience multimédia avant la lettre du compositeur américain George Antheil, du peintre Fernand Léger, du réalisateur Dudley Murphy.

Tout comme Edgar Varèse - quoiqu'il fût l'auteur d'une oeuvre beaucoup plus inégale - l'Américain George Antheil a incarné en France le modèle du compositeur "futuriste", scandaleux et exalté. Ami d'un jour de Stravinsky, admiré de James Joyce et Jean Cocteau, adoré d'Ezra Pound qui lui assura une tapageuse promotion, le brillant "Bad Boy of Music" (comme il se désigna lui-même dans son autobiographie), imagina la partition la plus follement motorique, la plus impitoyablement mécanique qui puisse se rêver, en surenchère aux Noces d'Igor Stravinsky, qui venaient de le foudroyer. Stravinsky avait utilisé quatre pianos ? Antheil en mettrait seize. Seize pianos mécaniques, flanqués d'hélices d'avions, de sirènes, de huit sonnettes, de trois xylophones et de nombreuses percussions. La forme ? Coulée d'une pièce "comme un arbre d'acier". Le style ? "Tantôt froid et luisant, tantôt brûlant comme une fournaise électrique". Et encore : "Avec Ballet Mécanique, je vous offre pour la première fois une musique aussi dure et belle qu’un diamant", se risque-t-il à écrire.

Mais rien ne marcha comme prévu : les seize pianos mécaniques, insynchronisables, furent ramenés à un seul, tandis qu'on recrutait quatre vrais pianistes; et le jour de la première, les perruques des spectateurs du premiers rang s'envolèrent sous l'effet des hélices, les sirènes ne s'arrêtaient plus, le désordre fut immense. En 1952, assagi et néo-classique, Antheil reviendra sur cette partition et la ré-arrangera dans un tempo allégé, plus rapide et plus souple . Aujourd'hui, c'est à peu de choses près la version originale, trépignante, utopique et effrayante de 1924 que nous vous proposons, conforme au premier manuscrit. Seul changement : les seize pianos mécaniques sont remplacés par une horde de seize synthétiseurs. La dissonance stravinskienne poussée à bout, la répétition inlassable, l'alchimie de lourdeur machinique et de vitesse fulgurante font de ce Ballet une oeuvre totalement singulière dans l'histoire du XXe siècle.

Quant au film de Fernand Léger tourné pour l'occasion, il ne sera jamais donné en même temps que l'oeuvre musicale d'Antheil. Par quel bout qu'on le prenne, le montage ne correspond pas à la partition. Nous en donnerons un extrait de sept minutes, très légèrement remonté pour obtenir deux ou trois points de jonction avec la forme musicale. Léger s'était consacré avec passion à l'expérience, dans une période de doute où la puissance du cinéma l'avait quelque peu inhibé et désespéré de la peinture : il avait vu La Roue d'Abel Gance et les films de Chaplin. C'est alors qu'il eut l'idée d'une poésie "simultanée" (mot typiquement futuriste) d'images en mouvement, où dominent le fragment et le gros plan. Il écrivit ceci : "Aucun scénario. Des successions d'images rythmées, c'est tout [...]. Nous insistons jusqu'à ce que l'oeil et l'esprit du spectateur ne l'acceptent plus. Nous épuisons sa valeur-spectacle jusqu'au moment où il devient insupportable".

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ALBUM

Gallery below: photos in concert, rehearsing, and an excerpt from the score.

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BELOW: Paul D. Lehrman's crucial contribution to understanding Ballet Mécanique and its contemporary realization with MIDI files.

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Video #2

Our premiere in Lille Opera, December 7th, 2012, Georges-Elie Octors (cond.)

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Contemporary music can be dangerous!

Excerpt from one of our technical data sheets. It is true that Georges-Elie, while rehearsing in our studio, wanted to test the sound made by a knitting needle when placed in the propeller blades, and that the needle pierced his hand. He miraculously escaped paralysis of that hand.

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Excerpts from the program of December 7, 2012

The Lille opera house had done things well. A caterer had worked on the original recipes for futurist cuisine, published in 1931 by Marinetti and the painter Fillìa. These synesthetic recipes involved light, touch, and scents. A milk soup, if we remember correctly, was presented under green lighting.

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Video #3

Same version as above on this page (Lille Opera, December 7, 2012), in “Score Follower” version with Georges-Elie Octors' concert score.

An email from Georges-Elie, about cuts and changes in rhythmic structure.

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The day after

Email to Paul Lehrman

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CAST & CREDITS

No cast information
  • Ictus wordt gesubsidieerd door de Vlaamse Gemeenschap
  • Vlaamse Gemeenschapscommissie
Ballet Mécanique — Ictus