ICTUS
Plus noir que noir

Zwarter dan Zwart

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COMING UP:13.12.2026
GMEM at Opéra — Marseille (France)
all dates
Zwarter dan Zwart
Location

Un concert fait de courtes chansons d'hier et d'aujourd'hui,
comme on disait en des temps à ce point évanouis qu'on se demande s'ils ont existé, ou si nous avons rêvé
— mais qui prouve que nous soyons éveillés ? —,
un concert à deux doigts d'être tout calme, tout simple et tout triste,
si l'on ne sentait pas les musiciens à ce point habités par la passion de l'ornementé, du crépusculaire et du bizarre.

Une voix claire et sans vibrato, une guitare acoustique ou électrique, la viole de gambe toute en nuances d’Eva Reiter — le tout légèrement amplifié — tissent un patchwork de miniatures empoisonnées et succulentes : courtes mélodies douces-amères, ostinati à la Purcell, chansons pop ralenties cent fois, confidences nocturnes… Quand le temps se fragmente et que le passé ne passe plus.

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Acedia :  tristesse, dépression. Pour Guillaume d'Auvergne, « l’acédieux a la nausée de Dieu ». Ce tædium dei, ce dégoût de Dieu, constitue le péché des péchés. Selon Giorgio Agamben, l’acedia médiévale peut prendre les visages suivants :

Malitia, amour-haine ambigu et irrépressible pour le bien comme tel, et rancor, révolte de la mauvaise conscience contre ceux qui exhortent au bien ;

pusillanimitas, « petitesse d’âme », effarement scrupuleux devant les difficultés et les exigences de la vie spirituelle;

desperatio, obscure et présomptueuse certitude d’être condamné d’avance, tendance complaisante à s’abîmer dans sa ruine, comme si rien, pas même la grâce divine, ne pouvait assurer le salut ;

torpor, obtuse et paralysante stupeur qui bloque tout geste susceptible d’amener la guérison;

et enfin evagatio mentis, fuite de l’âme en avant, course inquiète de rêverie en rêverie qui se traduit par la verbositas, verbiage proliférant vainement sur lui-même et par la curiositas, soif insatiable de voir pour voir qui se perd en possibilités toujours renouvelées.

[Giorgio Agamben, Stanze, 1977]

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GALLERY

©Volker Beushausen
Zwarter dan Zwart — photo 2
©Volker Beushausen

CAST & CREDITS

WORKS

CAST

Lore Binon, soprano
(Alternating with Theresa Dlouhy, soprano)
Eva Reiter, viola da gamba
Tom Pauwels, electric and acoustic guitar

PRODUCTION

Ictus Ensemble

JÜRG FREY (born 1953): Abendlied
from « 50 Sächelchen » for guitar

JOHN DOWLAND (°1563): Mourne, Mourne, Day is with Darkness fled
for voice, gamba, guitar;

JOHN DOWLAND (°1563): What if A Day
for guitar

ARTHUR LAVANDIER (°1987): My Naked Lady framed
for soprano and gamba

TOBIAS HUME (°1569): What greater Grief
for voice and gamba

TOBIAS HUME (°1569): Loves Farewell
for solo gamba

WOLFGANG MITTERER (°1958): Mourn, Mourn
for soprano, gamba and guitar

JÜRG FREY (°1953): Cadillac
from « 50 Sächelchen » for guitar

BERNHARD GANDER (°1959): Darkness awaits us
for soprano and gamba

THOMAS CAMPIAN (°1567): All looks be pale
for soprano, gamba and lute

FRANCESCO FILIDEI (°1973): ... And here they do not
for soprano and gamba

JOHN DOWLAND (°1563): Time stands still
for soprano, gamba and guitar

STEPHEN GOODALL (°1650): Untitled
for solo gamba

BURKHARD STANGL (°1960): Nights
for soprano, gamba and guitar

BERNHARD GANDER (°1959): Lamenti I
for gamba and guitar

EVA REITER (°1976): My iron-spurred Lady
for performer and guitar

JÜRG FREY (°1953): No 32
from « 50 Sächelchen » for guitar

BURKHARD STANGL (°1960): With you
for soprano, gamba and guitar

  • Ictus wordt gesubsidieerd door de Vlaamse Gemeenschap
  • Vlaamse Gemeenschapscommissie