Transparenz
Transparenz

C'est l'obsession contemporaine : faire musique de tout. Nul objet n'est indigne.
Seuls les humains risquent de n'être pas assez éveillés, ou trop peu à l'écoute.
Un coquillage ? — Musique. Un papier froissé ? — Musique.
Mais ces trois bouteilles ? — Trois fois musique : on peut les caresser, ou frapper doucement leur carapace translucide, ou moduler son souffle dans leur goulot comme on le ferait d'une flûte.
En accompagnant son trio de bouteilles d'un doux écrin d'électronique qui évoque tout à la fois l'eau, le verre et la lumière, la compositrice Hanna Eimermacher fait délicatement trembler les frontières entre "musique" et "art sonore".
Comme il est d'usage dans les "concerts commentés" d'Ictus à l'Opéra de Lille, l'œuvre sera accompagnée d'un brin d'explication et jouée deux fois.
GALLERY
