Chronochromatic Variations III [Laure M. Hiendl]
✕Chronochromatic Variations III [Laure M. Hiendl]
✕![Chronochromatic Variations III [Laure M. Hiendl]](/api/strapi/uploads/laure_4ee1ba5ba9.jpg)
Directement héritées des cultures pop et electro, de nouvelles techniques de développement complètent désormais la boîte à outils des compositeurs de culture classique : échantillons, boucles, montage de patterns.
Chronochromatic Variations III est une évocation du romantisme tardif. Laure M. Hiendl utilise les mélodies du trio à cordes d’un des plus célèbres ivrognes de l'histoire de la musique, le compositeur anglo-irlandais E.J. Moeran (1894-1950). Ses motifs sont mis en morceaux, bouclés et remontés. Il en résulte, selon les termes de Laure Hiendl, « une nature morte animée » : un espace sonore en suspension qui pointe nostalgiquement vers la pastorale anglaise, tout en irritant notre sensibilité par on ne sait quelle dysharmonie temporelle.
Des couleurs pastel, des figures flottantes, d’improbables accords romantiques éclatent en bulles à la surface de notre mémoire. Tout comme celles de Joanna Bailie ou de Cassandra Miller, la musique de Hiendl travaille sur la réminiscence et sur le mémorable, plutôt que d’utiliser la citation directe.
Ce travail est en phase avec les études cognitives contemporaines et le nouveau concept de Cerveau : une musique qui met à nu les mécanismes de la mémoire, voire une musique qui serait la mémoire elle-même, capturée dans son interminable travail de re-création. C'est doux, c'est mélancolique, et tout à la fois parfaitement excitant.
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