ICTUS
Tom De Cock, Aisha Orazbayeva, Tom Pauwels, Jean-Luc Plouvier

First Memory [Noé Soulier]

First Memory [Noé Soulier]
2021

First Memory est une création pour 8 danseur·euse·s qui place le geste au cœur d’une recherche à la fois chorégraphique, musicale et plastique. Ce nouveau projet de Noé Soulier sera créé à la Raffinerie à Bruxelles en mai 2022 dans le cadre du Kunstenfestivaldesarts, puis au Festival Montpellier Danse en juin 2022.

L’expérience de nos actions corporelles est toujours partielle. Certaines parties du corps, certaines sensations, certains objets occupent une place centrale, quand tant d’autres sont laissés dans l’ombre. C’est cette dimension fragmentaire de l’expérience corporelle que Noé Soulier propose de rendre sensible par le mouvement. La chorégraphie s’appuie sur des buts pratiques parfaitement repérés, qui sont détournés de leur fonction initiale ; par exemple : on retire l’objet que visait l'action, en mobilisant une partie du corps qui n’est pas adaptée au but recherché, ou on interrompt l'action avant qu’elle n’arrive à son terme. Il s’agit alors de construire des gestes qui, par leurs aspérités, rendent perceptibles l’étrangeté et le caractère insaisissable de l’expérience de notre propre corps.

Cette recherche sur le geste est prolongée dans le domaine musical grâce à une collaboration avec le compositeur Karl Naegelen et Ictus. La bande sonore, écrite pour 6 instrumentistes (percussions, flûte, violon, guitare, contrebasse, piano) explore la dimension musicale induite par des actions pratiques : quelle forme peut prendre un coup ou un évitement, d’un point de vue sonore ? Cette recherche basée sur le geste musical permet d’esquisser un nouveau langage qui échappe aux catégories traditionnelles de la mélodie, de l’harmonie ou de l’instrumentation.

L’exploration du geste prend aussi une dimension plastique grâce à une collaboration avec l’artiste Thea Djordjadze. Tout comme les mouvements de la chorégraphie, qui détournent des actions pratiques, nombre d'œuvres de Thea Djordjadze prennent l’apparence d’objets fonctionnels (fauteuil, tapis, étagères, rideaux…). Son travail entrecroise les dimensions formelles, historiques et affectives des lieux qu’elle investit, remettant ainsi radicalement en cause la supposée neutralité de l'espace d’exposition white cube. Cette démarche est ici transférée sur la black box et le dispositif théâtral, pour donner naissance à un hybride entre scénographie et installation. La mise en place et la transformation de l’installation s'inscrivent dans le lexique gestuel de l’ensemble de la chorégraphie. Dès lors, l'installation n’est plus un simple décor dans lequel l’action prend place : elle devient plutôt contexte, où gestes et objets se déterminent mutuellement.

La dimension sensible et affective du geste sera ainsi le point où se nouent les dimensions plastique, musicale et chorégraphique.

GALLERY

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CAST & CREDITS

  • Noé Soulier, Concept, choreography
  • Stephanie Amurao, With
  • Lucas Bassereau, With
  • Adriano Coletta, With
  • Julie Charbonnier, With
  • Meleat Fredriksson, With
  • Yumiko Funaya, With
  • Nangaline Gomis, With
  • Nans Pierson, With
  • Thea Djordjaze, Scenography
  • Victor Burel, Lights
  • Tom De Cock, percussion
  • Aisha Orazbayeva, violin
  • Tom Pauwels, guitar
  • Jean-Luc Plouvier, piano
  • Paolo Vignaroli, flute