ICTUS
Michael Schmid, Eva Reiter, Geert De Bièvre, George van Dam, Tom De Cock, Gerrit Nulens, Tom Pauwels, Jean-Luc Plouvier

Donaueschingen : 4 premieres

Donaueschingen : 4 premieres
2017

James Saunders

Le compositeur britannique James Saunders travaille depuis quelques temps à la réalisation d’un cycle d’œuvres basées sur un système de signaux. Les musiciens crient des chiffres, envoient des signes avec leur corps, déclenchent des signaux audio ou vidéo qui mettent en route les processus sonores. L'acte de composition — sa part pré-déterminée — se concentre essentiellement sur les modulations de vitesse dans le maniement des signaux par l'interprète. Saunders interroge les interactions musicales et fait subtilement apparaître leur valeur culturelle et sociale.

Verunelli : Man Sitting at the Piano

La compositrice italienne Francesca Verunelli présente ici une installation pour musicien et machine. La flûte de Michael Schmid, extrêmement amplifiée, est connectée à la sonorité acoustique du piano mécanique. Celui-ci est contrôlé par un ordinateur, dans un régime temporel radicalement différent de l'expérience humaine. Verunelli explore les limites physiques de la capacité humaine à contrôler le temps.

Schüttler : My Mother was a Piano Teacher

(titre provisoire)

Dans la continuité de son cycle Schöner Leben, Martin Schüttler a composé six solos pour Ictus, taillés sur mesure pour Eva Reiter, Michael Schmid, Tom De Cock, Tom Pauwels, Jean-Luc Plouvier et Geert De Bièvre. Ces six portraits, tout chargés de résonances biographiques, sont interprétés simultanément dans six conteneurs placés dans une annexe à la salle de concert. La radiotélévision allemande se chargera de la retransmission de l’image et du son sur un écran installé dans la salle de concert. Le compositeur, lui, canalisera l’information : seuls deux ou trois musiciens seront visibles ou audibles en même temps. L’œuvre de Schüttler n’est pas seulement une plongée introspective dans la singuarité des univers sonores de chacun, elle met également en place une sorte de dynamique de groupe. Après la projection dans la salle, le public est invité à s’approcher des conteneurs où résonnent des résidus sonores. L’œuvre continuera ensuite d’exister en tant qu’installation.

Eimermacher

Dans son œuvre, Hanna Eimermacher part à la recherche de la relation complexe et intime qui noue le son, le geste instrumental et le mouvement des musiciens dans l’espace. L’ensemble instrumental, disposé symétriquement, tourne lentement autour de son axe, se déploie ou se comprime, et se défait pour créer à mesure de nouvelles lignes. Eimermacher travaille avec deux trombonistes, deux percussionnistes (qui manipulent notamment de longues barres d’aluminium), une flûte basse et une flûte à bec basse (avec voix), un violon, un violoncelle et une guitare électrique. Bien à sa manière, la compositrice se consacre aux ambiguïtés de l'expérience synesthésique et à une montée en puissance de tous les sens au coeur de l'espace scénique.

GALLERY

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CAST & CREDITS